Archives pour l'Auteur : admincisterciens

Programme 2020

4 janvier 2020 : Epiphanie à Bonneval. Rendez-vous à 14 h 15 dans l’église de Bonneval.

29 février ou 7mars 2020 (selon le temps) : Chemin des moines de Bonnecombe à Bernac (Tarn). Suite. De Bar à La Découverte. (18 km).

CHEMIN DES MOINES DE BONNECOMBE (Aveyron) A BERNAC(Tarn)

 Nous voulons retrouver le chemin que les moines de Bonnecombe parcouraient pour rendre visite à leurs granges du Tarn : Bar près de Tanus et Bernac proche de Gaillac. Les moines mettaient plusieurs jours pour aller de Bonnecombe à Bernac . Il nous aura fallu quelques années… mais on va terminer.

  • En mai 2015 nous sommes partis de la grange de Lafon (Magrin au dessus de Bonnecombe) et nous sommes arrivés à Bonnefon (Naucelle).
  • En octobre 2017 nous avons été de la grange de Bonnefon (Naucelle) à Bar (Tanus).

Nous ne pouvons pas aller de Bar à Bernac en une seule traite. Le chemin des moines passait au niveau du site de la Découverte (Carmaux) qui est au milieu du parcours, d’où l’idée de faire encore deux étapes : de Bar à La Découverte puis de La Découverte à Bernac.

18 avril 2020 : visite de Galinières

Le matin : Troisième étape du chemin des granges fortifiées du Causse Comtal : Chemin des Bourines à Galinières (10 km) le matin.

CIRCUIT DES GRANGES FORTIFI2ES DU CAUSSE COMTAL

 Repas et visite de Galinières : point sur l’étude archéologique en cours Y.- O. et Annie Denoual.

12 juin 2020 : Chemin des moines de Bonnecombe à Bernac (Tarn). Suite et fin. Chemin de La Découverte à Bernac (15 km).

13 juin 2020 : Assemblée Générale à Bernac (dans le Tarn entre Gaillac et Albi).

Le matin visite de Bernac et de la chapelle De ND de  Roumanou (Cestayrols).

12 septembre 2020 : Quatrième Journée d’étude de Cisterciens en Rouergue à l’auditorium des Archives Départementales, et Inauguration de l’exposition : « Les abbayes cisterciennes du Rouergue et leurs domaines de la Révolution à nos jours ».

 Sortie en octobre : Fontfroide et sa grange de Fontcalvy. Deuxième jour pour ceux qui le veulent : visite de Narbonne.

Programme provisoire. Trois semaines avant chaque sortie vous recevrez les explications détaillées. D’autre part nous n’avons pas encore les dates des futures communications.

Vous remarquerez qu’il y a quelques marches. Elles sont toujours organisées pour que les non marcheurs puissent nous rejoindre dans la journée ou le lendemain.

Deuxième étape du chemin des granges fortifiées du Causse: de Gillorgues aux Bourines, grange de la Domerie d’Aubrac.

Les Bourines, granges de la Domerie d’Aubrac Photo CeR

Nous nous étions quittés à Gillorgues,  le 11 Mai 2019, sous une pluie battante, après avoir parcouru la première étape de notre chemin des granges fortifiées du Causse qui nous avait conduit de La Vayssière à Gillorgues , après une « halte gastronomique » à Seveyrac. Treize courageux marcheurs se sont retrouvés le 19 octobre 2019 au matin sur la place du village de Gillorgues devant le presbytère, bien décidés à parcourir la deuxième étape de notre chemin, c’est à dire les 10km prévus pour arriver vers midi aux Bourines.

Guidée par Jean Marie Malgouyres, président d’honneur du comité départemental FFR de l’Aveyron, qui nous a aidé dans la détermination de l’itinéraire, la balade sur de beaux chemins et sous un ciel clément, a été ponctuée par de nombreuses haltes qui nous ont permis d’admirer le domaine des terrasses de Majorac, et d’avoir un point de vue sur le château de Tholet, la chapelle des pénitents de Gabriac et d’évoquer le village de Banc.

Toute l’équipe est arrivée aux Bourines dans les temps, contente de pouvoir partager le pique nique bien mérité. Des tables ont été dressées dans les porcheries magnifiquement restaurées par l’association des « Bourines en Rouergue ».

Claude Petit, notre spécialiste de l’Aubrac, avait organisé  la suite de la journée avec la visite des Bourines, grange de la Domerie d’Aubrac. Le petit groupe de marcheurs s’est agrandi par l’arrivée d’adhérents curieux de parfaire leurs connaissances acquises durant la belle journée  passée sur l’Aubrac le 29 septembre dernier.

Claude nous a expliqué le fonctionnement de ce grand domaine et les chiffres sont impressionnants : Au XVIIIè siècle le domaine était décrit comme comptant 17 paires de bœufs, 700 hectares plus 300 hectares de montagnes, et possédant un troupeau de brebis proche du millier de bêtes…                        

Christine Presne, co-présidente avec Didier Combret de l’association des « Bourines en Rouergue », nous a rejoints. Elle nous a présenté le travail de l’association et avait apporté en exclusivité pour « Cisterciens en Rouergue » de grands plans du domaine des Bourines sur toile datés de 1815.

Puis Mr et Mme Dauty nous ont fait aimablement visiter le château dans lequel la plupart d’entre nous n’étaient jamais rentrés. C’est vrai que découvrir la tour grenier de l’intérieur est surprenant et au pied de ce monument on se sent petit et écrasé par la puissance des Doms. Une magnifique mise au tombeau en pierre du XIVème siècle initialement située dans la chapelle, se trouve maintenant à l’église de Cayssiols, nous essaierons d’aller la voir…

Nous avons terminé la journée en mesurant le travail de l’association des « Bourines en Rouergue », qui est l’artisan de la mise en valeur des abreuvoirs, de la charreterie et de l’aire de battage.

Nous avons tous été rapatrié à Gillorgues, où fourbus mais contents, nous nous sommes quittés après avoir partagé de bonnes bières fraîches, amenées, fort judicieusement par nos fidèles amis du sud Aveyron : Michel et Anne Lise Augais.

Merci à Claude Petit pour l’organisation de cette journée très réussie où le beau temps ne nous a pas quittés, déjouant toutes les prévisions pessimistes.

Merci à Jean Marie Malgouyres, à Christine Presne, à Mr et Mme Dauty et à tous pour votre participation et pour l’ambiance toujours amicale. Rendez-vous pour la troisième étape du chemin des granges fortifiées du Causse qui nous conduira des Bourines , chez nos voisins d’Aubrac, à chez nous les cisterciens  à  Galinières….L’année prochaine.

Devant l’aire de battage de la charreterie aux Bourines Photo CeR

A la découverte de la Domerie d’Aubrac et de ses granges le 28 Septembre 2019

Cisterciens en Rouergue devant la Domerie d’Aubrac le 28 septembre 2019 . Photo CeR

Nous étions une quarantaine de participants, samedi dernier, sur la place d’Aubrac, lieu du rendez-vous, un peu surpris par le brouillard et la température bien fraiche qui contrastait avec celle de nos «vallées». Mais le soleil est arrivé rapidement et nous a réchauffé ensuite jusqu’au soir.

 Claude Petit, organisateur de cette journée, nous recevait sur ses terres et il nous a guidé et fait partager ses connaissances avec passion jusqu’au soir.

Bien sûr, nous connaissions tous la Domerie d’Aubrac, fondée en 1120,  mais Claude a su nous en faire comprendre l’organisation et les particularités par rapport à l’ordre cistercien. La visite s’est poursuivie dans l’église de la fin du XIIème dont la voûte est d’origine puis par les bâtiments restants de  l’hôpital, actuellement propriété privée, enfin par la tour des Anglais construite durant la Guerre de Cent Ans en 1353. Nathalie Blondel Baur, du jardin botanique de l’Aubrac,  nous a conduit en haut du clocher, élevé en 1454,  pour admirer la cloche des perdus, refondue en 1772, et sa belle inscription latine.

Nous avons rejoint à pied le buron de Régambal bas, propriété de Jean Yves et d’Anne Rieucau, en suivant une large draye et en traversant les prés sans y rencontrer de vaches, car la sécheresse avait contraint Jean Yves à avancer la date de descente des troupeaux qui est normalement le 13 octobre, fête de la saint Gérault. Nous étions un public attentif, à l’endroit idéal pour écouter Claude et Jean Yves évoquer la transhumance, l’histoire et l’architecture des burons, la vie dans les burons ainsi que les transformations survenues au cours du temps.

Didier Combret et Christine Presne, nos amis des Bourines nous ont présenté à la fin du repas une belle collection d’objets  traditionnels : outils de travail ou cadeaux  offerts à l’occasion des mariages.

L’après midi a débuté par la visite de la grange de Bonnefon, qui était après le domaine des Bourines le plus important domaine de l’hôpital d’Aubrac. La tour à l’origine crénelée, édifiée au XVème, protégeait  la «  Grande grange ». En 2009, le propriétaire actuel sous les conseils de Mr Causse, architecte des bâtiments de France, a redonné au sommet de la tour un aspect proche de l’état d’origine en y faisant installer des hourds en bois. Philippe Blondin, architecte pronaos, nous a expliqué le projet et les travaux auxquels il a participé.

Dans la « Grande grange », magnifique bâtiment à deux niveaux voûtés (voûte d’arêtes au rez de chaussée et en voûte brisée au premier étage), un bon feu de cheminée et un café nous attendaient. Mr et Mme Cayrel ont très bien aménagé ce bâtiment et nous les remercions pour leur accueil.

Puis nous avons pris la direction de Prades d’Aubrac où nous a rejoint Mr le maire Roger Auguy, afin de visiter la remarquable église, donnée en 1179 à l’hopital d’Aubrac. L’un des doms, Antoine André procéda à sa reconstruction autour de 1540, déçu par l’accueil réservé à son œuvre il fit placer une inscription en latin sous le porche : « il est bien difficile de faire quelque chose qui soit au goût de tout le monde »…. C’est l’une des rares églises de l’Aveyron qui possède des clefs de voûte pendantes.

En contre bas du village dans un endroit bien abrité, se cache la grange de La Salle, lieu de résidence des doms d’Aubrac au XVème siècle et lieu de naissance de François d’Estaing, évêque de Rodez (1462-1529).

C’est dans cet endroit charmant où les bâtiments sont malheureusement en partie à l’abandon, que nous nous sommes quittés après avoir partagé le verre de l’amitié.

Un grand merci à Claude qui avait organisé cette journée  de main de maître.

Merci à tous les intervenants, Nathalie, jean Yves, Didier, Jacques et Philippe.

Pour avoir plus de détails. Bibliographie non exaustive.

Petit Claude, «  Bonnefon, grange d’Aubrac », Patrimoni ,  numéro 39  juillet- août 2012, p. 3 à 7.  Numéro 40, septembre-octobre 2012, p.10 à13.

Saint-Chély d’Aubrac, Sauvegarde du Rouergue numéro 109-110-111.

Visite de l’abbaye de Bonnecombe

Tour Saint Bernard le 28 août 2019

Nous étions environ 70 chanceux participants, le mercredi 28 août 2019, sous un beau et chaud soleil, devant la porte Saint Bernard de l’abbaye de Bonnecombe, prêts à suivre une visite exceptionnelle de ce lieu mystérieux qui nous avait été autorisée par Mgr Fonlupt, évêque de Rodez.

La visite s’est déroulée à quatre voix :

Nicolas Revel a ouvert le feu avec des explications sur les fortifications de l’abbaye dont subsiste la porte Saint Bernard (tour sur la porte extérieure construite en 1462).

Catherine Cazelles, à l’intérieur de l’enclos, s’est interrogée sur la présence de deux églises celle du XIIème et celle du XVIIIème, transformée en grange durant la période de la restauration de l’abbaye par les moines trappistes présents à l’abbaye de 1876 jusqu’en 1965.

Jacques Miquel, orateur infatigable, a couvert tout au long de la visite l’aspect architectural en faisant remarquer les éléments médiévaux encore visibles malgré les reconstructions faites au XIXème siècle.

Thomas Poiraud, en s’appuyant sur le cartulaire a retrouvé les différents lieux de vie de l’abbaye et nous a fait découvrir devant un grand plan ( établi en 1980 par la communauté de l’Arche) situé dans le réfectoire des moines, le réseau hydraulique, en grande partie médiéval présent sous nos pieds.

Les panneaux d’exposition sur Bonnecombe et ses granges, réalisés par les services de Mr Causse (UDAP) en 2003 et exposés depuis dans le réfectoire des moines, rencontrent toujours un vif succès.

La visite s’est terminée par la découverte du jardin des moines planté d’un verger de pommiers de variétés anciennes, planté il y a une vingtaine d’année, et par celle des viviers qui étaient jusqu’à présent inaccessibles.

C’est en passant par le petit cimetière que nous avons rejoint la grange où le verre de l’amitié offert par Cisterciens en Rouergue nous attendait. Nos hôtes ont bien amélioré cette pause en apportant  de bonnes bouteilles de cidre frais.

Félicitations  pour le gros  travail effectué au quotidien à Bonnecombe et dont chacun a pu se rendre compte.  Nos encouragements les plus chaleureux  accompagnent les équipes qui sont tous les jours sur le pont. Nos souhaits vont à la réalisation des projets pour ce magnifique lieu cistercien que nous aimons tous. 

conférences à Saint Antonin le 19 Juillet 2019 : L’abbaye de Beaulieu en Rouergue

carte postale de l’abbaye de Beaulieu vers 1850

A l’invitation de Thierry Leroy, président de la Société des Amis du Vieux Saint Antonin c’est devant une salle des congrès rempli d’une centaine de personnes que Benoît Grécourt, Anaïs Faine du Centre des Monuments Nationaux et moi même avons mis le projecteur sur l’abbaye de Beaulieu en Rouergue. C’était aussi l’occasion de marquer le début prochain d’un partenariat entre le CMN et Cisterciens en Rouergue (CeR) et de présenter les premiers résultats du groupe de Recherche de Beaulieu de CeR composé de Geneviève Moles, Monique Muratet , Alain Gilbert, dont je suis le coordinateur.

La soirée a d’abord débuté par l’évocation de l’histoire de l’ancienne abbaye au XIXème siècle, inaugurant ainsi la thématique de notre future journée d’étude de septembre 2020. Il se trouve que ce sujet a déjà été particulièrement bien étudié dans les travaux de Georges Julien de 1983 publié dans le Bulletin de la Société et ceux de Dominique Perchet de 2017 disponibles en ligne sur le site internet très informatif de la SAVSA. Un diaporama avec certains documents encore non présentés au public accompagnait cette présentation.

Puis Benoît Grécourt a présenté le grand projet de refonte du musée d Art Contemporain, une biographie de Pierre Brache et Geneviève Bonnefoy et la composition de la collection d’œuvres. Daniel Cadillac de l’association Culturelle de Beaulieu est aussi intervenu.

Pour ceux et celles qui n’auraient pas pu venir, la piste audio de cette soirée est disponible sur le site de la SAVSA, www.Savsa.net.

Nicolas Revel

Coordinateur du groupe de Beaulieu pour Cisterciens en Rouergue.

Concert de clarinettes du conservatoire de musique de Rodez le 29 Juin 2019 à Is (Onet le chateau)

Nous avons reçu le 29 Juin 2019 à Is, les classes de clarinettes du conservatoire de musique de Rodez, dirigées par Mr Houdart, pour leur concert de fin d’année.

Les répétitions se sont déroulées le matin dans la cour de la grange cistercienne bien à l’abri du soleil entre le four à pain et la tour du XVème.

Le soir pour le concert c’est devant « le grand portal » que les jeunes musiciens ont trouvé une ombre fraîche.

Merci aux sympathiques professeurs , accompagnants et à tous ces jeunes ils nous ont apporté la musique. Nous leurs avons apporté en échange un peu d’histoire cistercienne.

Concert de clarinettes le 29 juin 2019 à Is Photo CeR

Loc-Dieu le 1er juin 2019

Le chevet de l’église de l’abbaye de Loc-Dieu et le grand cèdre planté au milieu du XIXème siècle. Photo CeR

Nous remercions au nom de tous les heureux participants, Marie Hélène et Camille de Montalivet qui nous ont accueillis gracieusement à l’abbaye de Loc Dieu en cette belle matinée du 1er juin 2019.

 Par deux fois Cisterciens en Rouergue a été invité par l’Université des Savoirs Partagés  pour des communications à Villefranche. Nous les avons donc conviés à partager avec nous la matinée de communications organisées par Cisterciens en Rouergue et la belle visite de l’abbaye qui a suivi.

Compte rendu des communications le 1er Juin 2019 à Loc Dieu

  • Loc Dieu à la croisée des chemins. Laurent Barthe, enfant de Villefranche journaliste au Villefranchois,  auteur de nombreux livres sur l’histoire de Villefranche et en particulier  du « Chemin de nos ancêtres ».

Avant l’implantation de Loc Dieu en 1123 un importante réseau de chemin existait déjà : au nord c’était la draye du moyen Quercy à l’Aubrac ou voie romaine de Cahors à Rodez (Marroule, Martiel, Villeneuve, Saint-Igest). Au sud c’était la draye du bas Quercy en Aubrac (Caylus, Villefranche). Loc Dieu s’est installée au milieu, sur une ancienne draye devenue voie romaine qui passait par Elbes, Savignac,Toulonjac, Maleville.

Rapidement Loc Dieu va attirer les pèlerins se rendant à Saint Jacques de Compostelle qui n’hésiteront pas à dévier de leur chemin traditionnel pour profiter de l’hospitalité de l’abbaye. De nouveaux itinéraires vont apparaître.

Lieu de prière et de recueillement Loc Dieu n’était pourtant pas dans un lieu isolé, placée à la croisée des chemins commerciaux et d’hospitalité des voyageurs.

  • Relations entre l’abbaye de Loc Dieu, propriétaire de la grange de l’Albenque et la paroisse de Saint Memory. Marie Hélène de Montalivet, propriétaire de Loc Dieu.

 L’abbaye de Loc Dieu et ses possessions avaient été protégées et exemptées de dimes par une bulle pontificale de Luce III (1181-1185). Le concile de Latran corrige cette décision : les religieux devront payer la dime pour leurs possessions acquises après 1179.

Le curé de Saint Memory, paroisse proche de l’Albenque, grange de l’abbaye de Loc Dieu, acquise dès la fondation avant 1179, lance pourtant une procédure pour recevoir la dîme sur L’Albenque. De nombreux procès suivront avant d’aboutir à un accord.

Vendue pour renflouer le trésor royal sous Charles IX (1565), l’Albenque est rétrocédée à l’abbaye. Au moment de la vente des biens nationaux Loc Dieu possédait encore des rentes sur l’Albenque. Les bâtiments quant à eux appartenaient aux lazaristes de Villefranche.

  • L’abbaye de Chambons, fille de Loc Dieu puis de Bonneval. Catherine Cazelles, co-présidente de Cisterciens en Rouergue.

En 1153, Guillaume de Borne, lointain seigneur du Vivarais donne au deuxième abbé de Loc Dieu Amiel et à ses frères une terre pour y fonder une abbaye bénédictine : Ce sera l’abbaye des Chambons fille de Loc Dieu.

La nouvelle abbaye attire la convoitise de sa voisine, la très puissante abbaye cistercienne de Mazan et de son abbaye fille nord aveyronnaise, Bonneval.

Les grandes difficultés économiques de Loc Dieu occasionnées par la construction de son abbatiale l’oblige à demander une aide financière à Bonneval. En contre partie Bonneval devient l’abbaye mère des Chambons et  fait rentrer cette dernière dans la puissante famille de l’abbaye de Mazan. (Voir tableau des filiations).

Tableau de filiation de l’abbaye des Chambons carte Bernadette Barrière
  • Réhabilitation de Loc Dieu (1848-1880). Camille de Montalivet, propriétaire de Loc Dieu.

En 1813 Louis Cibiel achète Loc Dieu qui avait été vendu à la Révolution comme propriété agricole.

Vincent Cibiel transforme Loc Dieu en maison de campagne aménageant l’aile est : salle capitulaire et au dessus le dortoir des moines (1847 pour cette première tranche de travaux).

Alfred Cibiel, son neveu s’entoure de l’architecte Paul Gout élève de Violet Leduc de gros travaux d’aménagement d’un escalier dans la tour donjon à l’angle sud- est permet de mettre en communication toutes les ailes et donc d’investir l’espace.

Harmonie, efficacité, sobriété sont le résultat de toutes ces années de réhabilitation de Loc Dieu conduite par la famille Cibiel.

Sur le chemin des granges fortifiées de l’abbaye de Bonneval. De La Vayssière à Galinières. Première étape le 11 mai 2019 de la grange de La Vayssière à Gillorgues

Le départ devant la « Grange de La Vayssière » le 11 Mai 2019 Photo CeR

Le ciel ne prévoyait rien de bon pour cette première étape du chemin des granges fortifiées du Causse qui nous a conduits de La Vayssière à Gillorgues. Pourtant 13 courageux marcheurs cisterciens étaient au rendez-vous  au pied de la tour.

C’est sous la houlette de Jean Marie Malgouyres, président d’honneur du comité départemental FFR Aveyron, qui a été l’artisan du chemin, que la petite troupe a parcouru le Causse en évitant au maximun les passages sur la route.

Les haltes historiques se sont enchainées devant les grands domaines : La Vayssière, Lesclauzade, Sagnes, Dalmayrac, que certains participants connaissaient déjà, ce qui a permis de nombreux échanges.

Notre itinéraire collant au maximun aux les vieux chemins, nous a conduits près de beaux dolmens du Causse.

A Seveyrac, Anne Rieucau nous avait préparé le repas et 4 marcheurs nous attendaient pour continuer le parcours de l’après midi.

Nous avons repris notre pérégrination vers Les Brunes puis Aboul où malheureusement la pluie à laquelle nous avions échappé toute la journée nous a rattrapés et c’est au pas de course et sous les parapluies que notre expédition s’est terminée à Gillorgues en écourtant les pauses historiques….

Merci à tous pour cette belle promenade conviviale. La deuxième étape entre Gillorgues et Les Bourines , grange de l’abbaye d’Aubrac, est en préparation et vous sera proposée en automne. Puis l’étape finale avec l’arrivée à Galinières se fera au printemps 2020.

Devant Le Chateau de Sagnes belle propriété du Causse le 11 mai 2019 Photo CeR