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Les abbayes de Bonnefont et de l’Escaladieu les 9 et 10 octobre 2021

Nous étions 14 participants à cette escapade de Cisterciens en Rouergue hors frontières, heureux de nous retrouver à Saint-Martory, lieu de rendez-vous d’un week-end très riche en découvertes.

Thomas Poiraud, enseignant en histoire au collège de Salies-de-Salat connait bien le secteur et avait organisé le circuit et les visites qui furent toutes un succès.

C’est au bord de la Garonne près du pont de Saint-Martory et du départ du canal de Saint-Martory que nous avons pris notre premier repas tiré du sac, avant de visiter le village, guidés par Thomas.

L’abbaye de Bonnefont vendue à la Révolution avait encore ses bâtiments intacts. Ils furent démantelés à l’aube du XIXe siècle où bourgeois acquéreurs ou héritiers du foncier de livrèrent au trafic des pierres restées sur place ainsi les restes de Bonnefont sont disséminés dans les villages alentours. A Saint-Martory, le portail de l’église provient de la salle capitulaire de Bonnefont. La gendarmerie présente des éléments architecturaux provenant encore de la salle capitulaire de Bonnefont, bien que la plupart des éléments aient été restitués.

Sous la porterie restaurée de Bonnefont nous avons été accueillis par Aurélie Gonzalez, guide conférencière, qui après une visite du site nous a présenté l’histoire de Bonnefont  et son démantèlement dans les villages voisins à l’aide d’un diaporama exhaustif projeté dans l’impressionnant cellier du bâtiment des convers.

La visite de Bonnefont s’est terminée en compagnie de Bruno Habay responsable des jardins médiévaux de l’abbaye. Herbularium, viridarium, jardin de Marie, hortus n’ont plus de secrets pour nous…

Tout près de Bonnefont la grange médiévale de La Peyrère a échappé au dépeçage de l’abbaye au XIXe siècle, nous avons pu en faire une visite très complète en compagnie de Patrick Latour, son propriétaire passionné.

 Nous avons terminé la soirée réunis autour d’un diner convivial dans un restaurant italien de Lannemezan.

Dimanche matin sur le chemin de l’abbaye de l’Escaladieu nous avons fait une petite halte pour admirer à Mauvezin l’impressionnant château de Gaston Phébus et sa vue imprenable sur les Pyrénées.

A l’Escaladieu, Aude Nowe, guide conférencière, nous a accompagnés toute la matinée pour une visite centrée sur les problèmes de l’eau dans l’abbaye, qui a suscité de nombreuses questions.

Nous avons pu découvrir le parcours multimédia installé dans la partie ferme du XIXe siècle, qui est un modèle de pédagogie.

Après le repas pris à l’auberge de l’Arros, nous avons eu l’opportunité d’assister à une conférence de Jean-François Le Nail, archiviste paléographe et ancien directeur des Archives départementales des Hautes-Pyrénées « sur Le domaine de l’Escaladieu après la Révolution française ».

C’est à regrets que nous nous sommes quittés pour rentrer en Aveyron, ou à Toulouse pour certains un peu plus riches d’avoir été découvrir ces deux très importantes abbayes cisterciennes voisines et persuadés que ces visites hors des frontières nous permettent de mieux comprendre le monde cistercien en général et en particulier en Rouergue.

Merci Thomas pour l’organisation, merci à tous les participants.

Réfléchissez  déjà aux visites que vous aimeriez faire l’année prochaine ….

NB :

  • Nous remercions la municipalité d’Onet-le-Château pour le prêt d’un minibus.
  • L’abbaye de Bonnefont est la propriété de la Communauté de Commune Cagire, Garonne, Salat.
  • L’abbaye de l’Escaladieu est la propriété du Conseil départemental des Hautes-Pyrénées.
Cisterciens en Rouergue à Bonnefont le 9 octobre 2021 devant la copie du gisant de Bernard VII de Comminges ( photo CeR)

Eglise de Roumanou (commune de Cestayrols Tarn)

Eglise romane de Roumanou

Ceci est juste un pale aperçu de tout ce que nous appris M. Jean Le Pottier, ancien directeur des Archives Départementales de Haute-Garonne et du Tarn, au cours de la visite faite le 25 septembre 2021, ceci pour donner aux absents l’envie d’aller voir Roumanou.

L église de Roumanou est une représentante  de l’art roman dans l’Albigeois.

 Sa construction, a débuté probablement au début du 11e siècle, s’est terminée au 12e siècle.

En 1079  Roumanou est rattachée à l’abbaye bénédictine de Saint-Victor de Marseille. L’église fut ensuite rattachée à Notre-Dame d’Ambialet qui était aussi rattachée à Saint-Victor de Marseille comme beaucoup d’église du domaine de la famille des Trencavel. Le prieuré s’enrichit. Il reçoit en don le moulin sur la Vère, des dons en terres ainsi que les bénéfices de l’église d’Itzac.

A la suite de la croisade des albigeois et des ravages de la guerre de Cent ans le prieuré de Roumanou tout comme Ambialet et les possessions de Saint- Victor de Marseille sont rattachés au chapitre de Montpellier. Un vicaire nommé par le chapitre de Montpellier dessert l’église de Roumanou qui perd son titre de prieuré.

A la Révolution Roumanou est saisie comme bien national et l’église est fermée. En 1801, la paroisse est rétablie, l’église apparait comme chapelle vicariale en 1841.

Au milieu du XIXe siècle Roumanou est dans un tel état de délabrement que Camille Bodin-Legendre, (père de Paul Bodin, architecte du Viaduc du Viaur) architecte de l’archidiocèse, préconise de démolir l’édifice pour le reconstruire. La guerre franco-allemande de 1870 suivie d’un changement de majorité communale annule ce projet. Heureusement, un autre architecte Julien Rivet estime l’église réparable après des années de travaux elle est maintenant hors de danger.

Récemment des travaux de restauration ont mis au jour une liste, accompagnée de blasons, qui court le long de l’intérieur de la nef et des peintures murales médiévales sur un arc du chœur. Elles étaient masquées par un enduit.

L’édifice présente un plan en croix latine, avec bras du transept fortement accusés, chœur droit et abside semi-circulaire. Sur la croisée du transept se trouve un clocher carré percé sur chaque face de deux fenêtres en plein cintre. Le portail sous auvent est le seul élément décoratif extérieur avec ses bandeaux à fleurons et palmettes, damiers et losanges. A l’intérieur, la haute nef est voûtée en berceau, le chœur en cul de four. Les chapiteaux représentent le seul décor intérieur, en particulier ceux du transept.

Soirée cistercienne à Galinières le 15 juillet 2021

Galinières le 15 Juillet 2021 CeR

Huit marcheurs étaient au  rendez-vous, à 17 h à Coussergues, via Galinières, afin de terminer, par une petite étape symbolique, le « Chemin des granges fortifiées du Causse » dont nous devons le tracé au travail de Jean-Marie Malgouyres (président d’honneur du comité FFR Aveyron).

Commencé à La Vayssière, le 11 mai 2019, nous avons rejoint Gillorgues en passant par Séveyrac. Le 26 octobre 2019 nous sommes arrivés aux Bourines, puis le 12 septembre 2020 nos pas nous ont conduits à Coussergues où le Covid nous a stoppés….

Annie et Yves Olivier Denoual que nous remercions pour leur accueil, nous ont ouvert les portes, pour l’arrivée de l’étape à Galinières, où nous étions une quinzaine pour participer à une sympathique soirée cistercienne.

Thomas Poiraud, organisateur de la soirée,  en suivant un inventaire du XVIIe siècle et à la lumière des derniers travaux d’Hades,  nous a fait faire une visite des extérieurs dont nous avons compris la complexité.

C’est à la lueur de bougies et de lampes à pétrole qu’Annie et Yves-Olivier nous ont fait visiter le donjon.

Nous avons repris des forces autour d’un sympathique repas partagé pris dans la salle du rez-de chaussée de la tour maîtresse.

Thomas avait organisé la partie communication de la soirée, autour de deux thèmes :

  • Le compte-rendu de l’étude d’archéologie du bâti sur le site de Galinières, lancé par la  DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) et réalisée par le cabinet Hades (Balma) avec comme maître-d’ouvrage l’association Galinières-Cisterciens. L’étude, commencée en 2019,  a été rendu difficile par la complexité du site et par le découpage en plusieurs propriétés.

Un inventaire et un catalogage des éléments remarquables a été réalisé qui servira de référence pour des études ultérieures.

  •  Le compte rendu des prospections archéologiques dans la vallée de la Serre. L’étude a été initiée, en été 2020, par Thomas accompagné de Pierre-Henri Azema et de Jean Verdier avec l’appui logistique d’Annie et Yves-Olivier. Un article va paraître dans Cîteaux –Commentarii cisteriences :

AZEMA J.-P., POIRAUD T., Granges cisterciennes et aménagements hydrauliques. Prospections archéologiques dans la vallée de la Serre (AVEYRON, FRANCE), dans Cîteaux-Commentarii cisteriences, t.71, 2021.

Thomas réalise le dossier afin de faire protéger le pont de Galinières du XVe siècle, route de Vimenet.

A l’issue de cette soirée l’association Cisterciens en Rouergue a remis un chèque bancaire de 1000 euros à l’association Galinières- Cisterciens comme encouragements aux travaux d’étude sur un site cistercien (selon les statuts de CeR et les décisions du Conseil d’administration du 30 octobre 2019).

Merci à tous les participants pour cette très riche soirée, merci à Annie et à Yves-Olivier pour leur accueil  et félicitations à Thomas pour son travail.

Visite du site de Galinières le 15 Juillet 2021 CeR

Assemblée générale le 25 septembre 2021 à Bernac, ancienne grange de l’abbaye de Bonnecombe (Tarn)

Cisterciens en Rouergue à Bernac 25 septembre 2021

Le rendez-vous de cette journée combinant visite dans le Tarn et Assemblée Générale de Cisterciens en Rouergue, avait été fixé devant l’église de Roumanou (commune de Cestayrols) afin de débuter  par la visite de ce patrimoine roman remarquable.

C’est par l’entremise de Martine Houdet  que nous avons eu la grande chance de bénéficier des explications de Jean Le Pottier, ancien directeur des Archives Départementales de Haute-Garonne et du Tarn, qui a beaucoup travaillé sur les archives de Roumanou. Nous les remercions tous les deux pour cette passionnante heure de découverte. Beaucoup d’Aveyronnais auront à leur tour envie de faire partager la connaissance de ce lieu charmant et d’y revenir.

 Nous nous sommes retrouvés à Bernac (ancienne grange de l’abbaye de Bonnecombe), chez Georges Mazars, où un chaleureux pot d’accueil nous attendait avant d’assister aux communications dans la « chapelle » de la grange.

 En préambule à la visite, Martine Houdet, historienne de Bernac a présenté : « Bernac, une grange de Bonnecombe  en Pays Tarnais ».

Catherine Cazelles, nous a emmenés sur « Le chemin des moines de Bonnecombe à Bernac » que les adhérents ont pu parcourir en quatre étapes, depuis mai 2015, avec l’aide de Jean Marie Malgouyres, Jean Verdier, et Martine Houdet.

Georges et Albert Mazars ont assuré la visite du bâtiment du XIIIe/XIVe siècle de la grange. De nombreuses questions ont été posées par les participants surpris de découvrir ces lieux qui n’ont presque pas été transformés depuis le départ des moines.

Au cours de l’apéritif offert par nos amis de Bernac, nous avons remis à Jean Le Pottier, à Georges Mazars et à Martine Houdet, un petit souvenir de l’Aveyron sous la forme d’un morceau de Roquefort  pour les remercier de leur accueil convivial et de la préparation, à laquelle toute la famille Mazars a participé,  que cette journée  a nécessitée.

C’est après le repas convivial, tiré du sac  que sagement nous avons regagné la « chapelle » de la Grange pour notre Assemblée générale annuelle.

Nous nous sommes quittés après avoir pris le temps de nous réunir autour d’un verre de l’amitié.

Merci à Georges et à toute l’équipe de Bernac, merci à Martine qui a été notre relais sur place pour l’organisation. Sans aucun doute cette journée très réussie restera dans l’histoire des Cisterciens en Rouergue.

Les abbayes cisterciennes du Rouergue et leurs domaines de la Révolution à nos jours

Exposition aux Archives départementales de l’Aveyron du 13 au 27 juin 2021

 Les lumières sont éteintes et les panneaux archivés….L’exposition sur : Les abbayes cisterciennes du Rouergue et leurs domaines de la Révolution à nos jours a  fermé ses portes dimanche 27 juin au soir.

Merci à tous les nombreux visiteurs et aux adhérents qui nous ont aidés à tenir la permanence pour laisser libre accès au plus grand nombre pendant 15  jours de 10h à 17h.

Vous  serez avertis quand toute l’exposition sera consultable sur le site des Archives départementales de l’Aveyron.

Un numéro double de Sauvegarde du Rouergue- Cisterciens en Rouergue : numéro 137-138 a été édité, contenant les communications produites le 12 juin au cours de la journée d’étude et le catalogue de l’exposition. Il est possible de le commander par mail : cisterciensenrouergue@outlook.com  en envoyant un chèque bancaire de 20 euros le numéro, plus 6 euros pour le port.( voir aussi boutique).

Les abbayes cisterciennes du Rouergue et leurs domaines de la Révolution à nos jours

12 juin 2021 Journée d’étude, suivie du 13 juin 2021 au 27 juin 2021 Exposition aux Archives Départementales de l’Aveyron

A cause des restrictions sanitaires, pour la journée d’étude les places sont limitées et réservées en priorité aux adhérents de Cisterciens en Rouergue et personnes invitées. Le 31 mai 2021, nous avons atteint le nombre de personnes autorisées. Les inscriptions sont terminées.

Les communications seront enregistrées par le service communication du Conseil départemental et seront diffusées sur le site des Archives départementales de l’Aveyron et sur le site Cisterciens en Rouergue

Nous espérons vous rencontrer à l’occasion de l’exposition qui complète la journée d’étude.

Après le confinement du printemps 2020, nous voici en confinement d’automne…

Nous avons donc ajourné pour la seconde fois, notre assemblée générale 2019-2020 qui avait déjà été reprogrammée le 24 octobre 2020 à Bernac (grange de l’abbaye de Bonnecombe). Enfin grâce à la visio-conférence nous avons pu tenir notre assemblée générale le 5 décembre 2020 et le conseil d’administration a pu élire le bureau pour deux ans. Au travail maintenant……

Ginkgo Biloba- arbre aux 100 000 écus…Photo CeR

Chemin des moines de Bonnecombe à Bernac (Tarn). Quatrième épisode : Cap- Découverte à Bernac samedi 17 octobre 2020

Une petite équipe de huit marcheurs s’est retrouvée, samedi 17 octobre 2020, sur le parking de Cap-Découverte, baigné par le brouillard. Petite équipe, mais motivée, et décidée à parcourir la dernière étape du « Le chemin des moines de Bonnecombe à Bernac » commencé en mai 2015.

Jean Verdier, grande pythie de la météo, nous avait conseillé ce jour- là comme étant le plus propice pour passer une journée en plein air afin de parcourir les 14,2km qui nous séparaient de Bernac.

Après un détour par la petite église romane de  Saint-Jean-le-froid, nos pas nous ont conduits au village de Mailhoc où nous avons pu admirer le monumental clocher de l’église.

La fontaine Saint-Eloi, sous Mailhoc, était le lieu choisi pour le pique-nique. Martine Houdet qui n’était pas disponible pour la marche du matin nous y a rejoints en nous apportant le soleil.

Nous avons suivi le chemin étudié par Martine dans son livre : « Sur le chemin des moines » longeant de magnifiques champs de terres riches qui fournissaient autrefois le blé à Bonnecombe.

A 15 h nous avons atteint notre but : La grange de Bernac où avec Georges Mazars, le propriétaire, et Martine nous avons réglé quelques petits détails pour samedi prochain le 24 octobre jour de notre Assemblée générale.

Merci à toute l’équipe des marcheurs cisterciens et à tous ceux qui nous ont accompagnés pour une, deux, trois ou quatre étapes le long de ce parcours d’environ 80km qui nous a conduits de Magrin (Lafon) à Bernac.

Départ de Cap-Découverte le 14 octobre sous le brouillard Photo CeR
Sur le chemin des moines près de Bernac sous le panneau : chemin des moines Photo CeR