Sur le chemin des granges fortifiées de l’abbaye de Bonneval, de La Vayssière à Galinières. Troisième étape : Samedi 12 septembre 2020

Marche des Bourines  en direction de  Galinières arrêt à Coussergues.

Nous étions 24 marcheurs au rendez-vous devant les porcheries du  domaine des Bourines, prêts à parcourir la dernière étape du « chemin des granges fortifiées du Causse » qui nous  a conduits  à Coussergues.

Ce parcours d’un peu plus de 8 km avait été étudié  par Jean-Marie Malgouyres, président d’honneur de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre qui a travaillé à nos côtés pour le circuit des granges fortifiés du Causse et que nous remercions.

Claude Petit au départ nous a fait partager avec enthousiasme ses grandes connaissances de la domerie d’Aubrac et de ses granges dont la ferme des Bourines était le fleuron. Cette intervention a été très appréciée car de nombreux participants n’avaient pas pu se joindre à nous le 19 octobre 2019, lors de la visite organisée par Cisterciens en Rouergue aux Bourines.

Le chemin s’est déroulé sans difficultés en longeant la riche vallée de la Serre au gré des explications données par Jean-Marie et Cathy. Thomas Poiraud qui étudie avec Jean Verdier et Jean- Pierre Azéma (spécialiste des moulins) le cours de la Serre et ses aménagements hydrauliques, nous a apportés de très intéressants compléments d’information.

Nous sommes arrivés à Coussergues en passant devant la chapelle Notre- Dame des sept douleurs où reposent les membres de la famille Clauzel de Coussergues. En effet Coussergues est la patrie de cette famille anoblie vers 1754. Ses ancêtres s’illustrèrent dans des fonctions épiscopales, d’état ainsi que dans des mandats locaux dont la mairie jusqu’en 2008. Des membres de cette famille furent les fermiers de Galinières.

Un petit détour dans le village nous a permis de voir les deux clochers :

La première église fut construite en 1352 mais peu de temps après, l’évêque de Rodez la fit détruire pour protéger son château de Palmas. En 1356, elle fut reconstruite. Au XVème siècle, le clocher-peigne fut édifié et grâce à la présence de bretèche, elle devint une église fortifiée. Au XIXème siècle, le clergé, par peur d’une nouvelle Révolution, fit construire de nouvelles églises et détruisit les anciennes. Aujourd’hui, seul le clocher témoigne de l’ancienne église. La nouvelle église, fut édifiée à la fin du XIXème siècle et réalisée par l’architecte Henri Pons.

Le pique- nique a été partagé sur les bords ombragés de la Serre juste après le petit pont romain.

Il nous reste 3 km à parcourir pour atteindre Galinières. Ce sera programmé au printemps prochain juste avant la visite de cette grange emblématique de l’abbaye de Bonneval.

12 septembre départ des Bourines, tous attentifs aux explications de Claude Petit

samedi 5 septembre 2020 Tour de Ruffepeyre, 12390 Mayran Groupe de Recherche sur Beaulieu Groupe de Recherche sur Ruffepeyre

Environ 25 membres de Cisterciens en Rouergue et du CMN se sont retrouvés à Ruffepeyre, accueillis par NR, animateurs des deux groupes de recherche de CeR.
L’après midi a commencé par un pic nic à l’ombre des noyers.
Puis, réunis au rez- de chaussée de la tour, nous avons d’abord présenté les travaux du groupe de recherche sur Beaulieu ; son cadre est la convention signée avec le CMN en janvier dernier.
NR a tout d’abord annoncé le dernier projet du groupe de recherche: la réalisation par Alain VENTURINI (en collaboration si possible avec Jean DELMAS, dont ce fut l’idée) de l’édition d’un cartulaire pour Beaulieu d’ici la fin 2021. Une première pour CeR et projet tellement essentiel pour une association d’étude cistercienne !
Benoit GRECOURT, administrateur de l’abbaye de Beaulieu qui s’est déplacé depuis Montauban a présenté le projet de refonte et réouverture du musée d’art moderne pour le printemps 2022 en saluant l’accord de partenariat entre le CMN et CeR pour la recherche et la médiation autour de l’histoire et de l’architecture de l’abbaye.
Anaïs FAINE, technicienne des bâtiments de France au CMN a ensuite présenté le fichier excell d’inventaire des sources et archives sur Beaulieu, sur lequel travaillent en commun CeR et le CMN.
Puis Philippe BLONDIN a présenté la thèse de Jean-Pierre Jouve, document exceptionnel qu’il va falloir finir de numériser et légender avant de préparer son édition dans le cadre de la convention signée avec JPJ il y a trois ans.
Puis NR a présenté un diaporama retraçant les 5 événements de recherche qui ont eu lieu autour de Ruffepeyre depuis l’été 2018 (la dendrochronologie, l’étude des textes et archives, l’étude du bâti et l’archéologie du bâti, l’étude des peintures murales, l’étude de Ruffepeyre avec Belcastel, Anglars et Saint- Félix, autres sites dépendant de Bonnecombe) puis a présenté la méthodologie employée et le programme d’étude suivi et enfin Alain LEBRU a clôturé les travaux du groupe par sa présentation des résultats de l’étude de Dendrochronologie et du jeu concours lancé en août 2018. Scarlett BONHOURE est la gagnante du prix qui consistait à estimer la date d’abattage de deux poutres et probablement la date de construction de la tour soit entre 1309 et 1339.
NR a tenu à remercier tous ceux et celles qui ont participé aux travaux  et aidé depuis l’été 2018: Thierry ADHUMEAU, Albert BIBAL, Philippe BLONDIN, Scarlett BONHOURE, Marie-France BOU, Laurent FAU, Alain GILBERT, Philippe GRUAT, Pierre HERAIL, Alain LEBRU, Jacques MIQUEL, Geneviève MOLES, Claude PETIT & Alain VENTURINI.
Il reste maintenant à choisir un autre site et, parmi la liste du programme d’étude qui a été testé à Ruffepeyre, voir ce qu’il est possible de réaliser dans ce nouveau site !
Geneviève MOLES, membre des deux groupes d’étude a offert le pot de fin de journée.
Merci à Benoit GRECOURT & Anais FAINE, Philippe BLONDIN et Alain LEBRU pour leur présentation lors de cette dernière session à Ruffepeyre.

NR.
A Ruffepeyre le 5 septembre 2020