Eglise de Roumanou (commune de Cestayrols Tarn)

Eglise romane de Roumanou

Ceci est juste un pale aperçu de tout ce que nous appris M. Jean Le Pottier, ancien directeur des Archives Départementales de Haute-Garonne et du Tarn, au cours de la visite faite le 25 septembre 2021, ceci pour donner aux absents l’envie d’aller voir Roumanou.

L église de Roumanou est une représentante  de l’art roman dans l’Albigeois.

 Sa construction, a débuté probablement au début du 11e siècle, s’est terminée au 12e siècle.

En 1079  Roumanou est rattachée à l’abbaye bénédictine de Saint-Victor de Marseille. L’église fut ensuite rattachée à Notre-Dame d’Ambialet qui était aussi rattachée à Saint-Victor de Marseille comme beaucoup d’église du domaine de la famille des Trencavel. Le prieuré s’enrichit. Il reçoit en don le moulin sur la Vère, des dons en terres ainsi que les bénéfices de l’église d’Itzac.

A la suite de la croisade des albigeois et des ravages de la guerre de Cent ans le prieuré de Roumanou tout comme Ambialet et les possessions de Saint- Victor de Marseille sont rattachés au chapitre de Montpellier. Un vicaire nommé par le chapitre de Montpellier dessert l’église de Roumanou qui perd son titre de prieuré.

A la Révolution Roumanou est saisie comme bien national et l’église est fermée. En 1801, la paroisse est rétablie, l’église apparait comme chapelle vicariale en 1841.

Au milieu du XIXe siècle Roumanou est dans un tel état de délabrement que Camille Bodin-Legendre, (père de Paul Bodin, architecte du Viaduc du Viaur) architecte de l’archidiocèse, préconise de démolir l’édifice pour le reconstruire. La guerre franco-allemande de 1870 suivie d’un changement de majorité communale annule ce projet. Heureusement, un autre architecte Julien Rivet estime l’église réparable après des années de travaux elle est maintenant hors de danger.

Récemment des travaux de restauration ont mis au jour une liste, accompagnée de blasons, qui court le long de l’intérieur de la nef et des peintures murales médiévales sur un arc du chœur. Elles étaient masquées par un enduit.

L’édifice présente un plan en croix latine, avec bras du transept fortement accusés, chœur droit et abside semi-circulaire. Sur la croisée du transept se trouve un clocher carré percé sur chaque face de deux fenêtres en plein cintre. Le portail sous auvent est le seul élément décoratif extérieur avec ses bandeaux à fleurons et palmettes, damiers et losanges. A l’intérieur, la haute nef est voûtée en berceau, le chœur en cul de four. Les chapiteaux représentent le seul décor intérieur, en particulier ceux du transept.

Laisser un commentaire