Autour de Bonnefon réunion du groupe de travail le 17 novembre 2016

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Carte postale de Bonnefon avant sa démolition en 1964 photo CeR

Nous étions 22 participants à la réunion organisée à la mairie de Naucelle autour de l’histoire cistercienne de Naucelle et en particulier de la grange de Bonnefon.

Nous remercions Mr Cluzel, Mme Cance et la mairie de Naucelle pour leur accueil chaleureux.

Malgré un programme très chargé tous les sujets ont pu être abordés et les échanges ont été nombreux. Nous remercions particulièrement Martine Houdet qui nous a fait bénéficier de son expérience  acquise en étudiant les tuileries et briqueteries du Tarn.

  • Jacques Miquel a souligné tout l’intérêt de l’étude de Bonnefon et en particulier sa construction en brique exceptionnelle dans la région avec toutes les questions qui en découlent sur la provenance ce matériau.
  • Marcel Culos géologue nous a dévoilé le sous sol de Bonnefon composé d’argiles à graviers et d’épandages fluviatiles avec autour micaschistes et gneiss.
  • Alain Lebru nous a exposé que pour dater la brique la technique à choisir serait la thermoluminescence ou celle de la luminescence. Certain impératifs techniques sont à respecter. Leo Savy nous a fait partager son expérience de potier.
  • Jacques Miquel nous a donné la marche à suivre pour faire réaliser des sondages archéologiques.

Grace à un inventaire de 1781 il a pu nous faire visiter le logis et la tour, visite très surprenante….

  • Alain Gilbert a pratiqué des relevés du site et des mesures des briques de construction ainsi que le nombre approximatif de briques qu’il a fallu pour la construction.
  • Jean Delmas nous a éclairés sur les problèmes de rivalités entre les religieux, les seigneurs et les moines pour détenir les droits de justice.
  • L’étude du chemin entre les granges du Tarn (Bernac et Bar) et Bonnefon est un but à atteindre pour continuer l’excellent travail de Martine Houdet qui a trouvé le chemin entre Bernac et Bar.

 

 

La bibliographie, les archives,  la signalétique des cartes, les publications futures ont été des sujets évoqués.

Un rendez-vous a été pris dans 6 mois afin de pouvoir partager nos recherches

 

la descente des troupeaux de l’estive

En soutien à l’association Cisterciens en Rouergue

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le troupeau d’Yves Rieucau photo Alain Gilbert

 

LA DESCENTE DES TROUPEAUX DE L’ESTIVE

 

En soutien à l’association Cisterciens en Rouergue, une journée s’est déroulée le  Dimanche 23 octobre  autour de  la descente des troupeaux de l’estive perpétuant ainsi une tradition ancestrale.

Environ 80 personnes étaient au rendez-vous à Seveyrac . Thomas Poiraud notre Co-président , (auteur d’un mémoire de maîtrise sur les granges de Bonneval) a su captiver l’auditoire en présentant  la grange de Seveyrac qui appartient à Jean Yves et Anne Rieucau . Ferme auberge de renom Seveyrac reste néanmoins une ferme qui chaque année perpétue la tradition de la transhumance vers l’Aubrac. De nombreux échanges ont eu lieu au sujet de l’économie et du fonctionnement des  grands domaines monastiques cisterciens.

Le troupeau de soixante-dix mères  était parti à 8 h de l’Aubrac. A 12 h les bêtes passaient Saint-Come-d’Olt. Nous étions à Bozouls pour attendre leur arrivée qui a eu lieu vers 17 h. Nous avons suivi le troupeau le long de la descente dans le trou de Bozouls puis de la remontée sur le plateau jusqu’à leur arrivée à leur étable à Seveyrac où les vaches ont retrouvé leur veaux descendus en camion.

La journée s’est terminée autour d’un diner convivial préparé par l’association

Merci à Anne et Jean Yves Rieucau qui nous ont accueillis gracieusement à Seveyrac, à tous les participants et à toutes les bonnes volontés qui nous ont aidés durant cette journée.

 

Compte rendu de la deuxième journée d’étude : Cisterciens en Rouergue, le temps des crises 1347-1600

 

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10 septembre 2016 – Photo Alain Gilbert/CeR
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10 septembre 2016 – photo CeR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous étions une centaine de participants à la deuxième journée d’étude que Cisterciens en Rouergue organisait à la grange de Seveyrac, ancienne dépendance de l’abbaye de Bonneval  le 10 septembre 2016.

Tous nos remerciements vont à Jean Yves et Anne Rieucau qui nous ont accueillis dans leur grange restaurée. Le premier étage où le foin était stocké sert maintenant de salle de conférence d’un grand confort. L’étable est le domaine d’Anne avec la salle de restaurant et la cuisine .Nous  garderons un excellent souvenir de l’ambiance chaleureuse alchimie de la simplicité de l’accueil, de la beauté de l’endroit, des locaux très bien aménagés, de la bonne cuisine d’Anne et du beau temps.

Le thème de la journée : Cisterciens en Rouergue le temps des crises 1348-1600 a été suivi avec assiduité et les douze communicants par des interventions brèves  ont su captiver l’auditoire, de nombreuses questions ont été posées. Nous invitons les participants à continuer les échanges par mail ou sur le site nous nous ferons un plaisir de faire les liens nécessaires.

Notre projet de Porte Cistercienne ayant pour but de baliser les sites cisterciens et de réaliser un parcours prend forme : Deux exemplaires étaient exposés dans la salle de conférence : La porte de Galinières et celle de Seveyrac. Nous avons eu la fierté de les présenter à Yves Censi, député, qui nous a honoré de sa présence.

Un grand merci à Jean Luc Calmelly maire de Bozouls qui a grandement facilité l’organisation de la journée par le prêt du matériel municipal et qui en fin de journée a offert le vin d’honneur.

La visite de la ferme de Seveyrac était un moment attendu par tous. Effectivement  le domaine est resté dans son intégralité depuis la Révolution. Yves Rieucau nous a fait faire le tour du propriétaire. Thomas Poiraud qui pour son travail universitaire a travaillé sur les Granges de Bonneval nous a révélé les différentes transformations architecturales.

Seveyrac  n’a retrouvé sa tranquillité que très tard tellement nos deux guides ont su captiver leur auditoire.

Une revue : Les Cisterciens en Rouergue. Le temps des crises, 1347-1600. Numéro 120    éditée en partenariat avec Sauvegarde du Rouergue  qui  reprend les résumés des communications est disponible, voir sur le site : www.cisterciensenrouergue.fr ou téléphoner  06 43 58 15 30 -06 45 05 69 35..

Une frise chronologique couvrant la période traitée distribuée gratuitement aux participants sera aussi prochainement mise sur le site.

Merci à tous les fidèles adhérents qui ont aidé à l’accueil, à la vente des revues, qui ont pris des photos ; merci aux participants pour vos nombreux mots de sympathie et pour  vos encouragements.

Notre prochaine et troisième journée d’étude traitera de 1600 à 1789 et nous vous y invitons dors et déjà afin de ne pas rater un épisode de l’histoire des Cisterciens en Rouergue.

A bientôt

Quelques informations

 

  • Jean Louis Biget donne une conférence aux archives départementales du Tarn le mercredi 9 novembre à 17 h sur La grange de Bernac au XIIIème siècle.

Deuxième journée d’étude – Cisterciens en Rouergue

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BULLETIN D’INSCRIPTION : Cisterciens en Rouergue le temps des crises, 1347-1600

Nom et prénom :

Adresse du domicile principal :

No de téléphone :

Courriel :

Participation aux conférences, aux pauses, remise à chaque participant de la frise chronologique : le temps des crises 1347-1600

  • non adhérents: 20 euros
  • adhérents à Cisterciens en Rouergue : 10 euros

Repas : 15 euros.

Ci-joint mon règlement  par chèque bancaire ou postal à l’ordre de :

CISTERCIENS EN ROUERGUE et à adresser avec cet imprimé au siège social à : Is, Onet le Château, 12850.

La revue de Sauvegarde du Rouergue n° 120 composée des résumés des interventions pourra être achetée sur place.

La journée se terminera par le pot de l’amitié et une visite de la grange de Seveyrac.

Tel : 06 43 58 15 30 ou 06 45 05 69 35

22 mai 2016 La transhumance

Nous avons suivi le troupeau d’une soixantaine de vache que  Jean Yves Rieucau  conduit chaque année en Mai de la ferme de Seveyrac jusqu’aux pâturages de l’Aubrac.

Nous avons emprunté les chemins que les moines et les convers prenaient autrefois pour amener les brebis en été des granges du Causse qui appartenaient à l’abbaye de Bonneval aux vertes prairies des sommets .

Merci à Jean Yves de perpétuer cette tradition et de nous avoir permis de profiter de ce moment exceptionnel.

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Transhumance 22 mai 2016 Coulée de lave de Roquelaure Cliché CeR
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Transhumance 22 Mai 2016 en haut de la côte de Salgues Cliche CeR
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Transhumance le 29 mai 2016 Saint Côme Cliché CeR

 

14 Mai 2016 journée à Galinières

Nous avons été chaleureusement accueillis à Galinières où s’est déroulée la journée du 14 mai 2016.

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Galinières 14 mai 2016 photo CeR

 

Promenade dans la vallée de la Serre.

Nous étions une vingtaine très attentifs aux explications de Thomas Poiraud (co président) qui nous a conduits le long de la vallée de la Serre. Nous avons découvert des ponts et aménagement de la rivière pour pouvoir irriguer les parcelles en aval . Un dialogue s’est engagé sur ce site qui intéresse de nombreux membres de l’association.

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14 mai 2016 à Galinières Photo CeR

Matinée de mini communications

La chambre de l’abbé avait été confortablement  transformée par  en  salle de conférences chauffée pour l’occasion. Nous y avons été rejoints par une dizaine de personnes pour y écouter les courtes communications.

Après le mot d’accueil d’Annie,  les peintures murales de la chambre de l’abbé qui nous entouraient nous ont été décrites, un épisode de la vie de Gustave Solanet qui en 1891 aurait pu acheter Galinières nous a été raconté. Nous avons abordé le thème des proportions dans l’architecture cistercienne puis celui  du droit et des fortifications.

Cette matinée bien remplie s’est terminée chez Josie à Vimenet où nous  sommes retrouvés pour un repas très sympathique.

Assemblée générale

Une visite de Galinières d’après un inventaire de 1470 a terminé la journée

 

 

La chapelle dîte des convers à Beaulieu, le décor peint. Scarlett Bonhoure

Voici le dernier résumé parmi les communications données lors de la journée d’étude de Cisterciens en Rouergue consacrée à l’abbaye de Beaulieu en Rouergue et son environnement le 29 Aout 2015.

Abbaye de Beaulieu
Chapelle dite des convers, le décor peint

Présentation

La chapelle dite des convers aurait été édifiée dans le 3ème quart du 13ème siècle, suivant la fiche du ministère de la culture. C’est un petit bâtiment de plan rectangulaire, couvert d’un berceau faiblement brisé.
L’intérieur présente un enduit chaux sable aujourd’hui très lacunaire, ces vestiges sont suffisants pour conclure que la surface des murs était entièrement recouverte, et que le décor couvrait, on peut le supposer, l’ensemble du parement.
Ce document du passé est parvenu jusqu’à nous en bien mauvais état.
Le choix décoratif est modeste et les peintres certainement inexpérimentés.
Malgré cela, tentons de situer ce décor dans son époque et comprendre sa réalisation.
Précisons tout de suite, l’horreur de la paroi nue pour un regard médiéval, ceci incite à peintre des motifs couvrants en manière de tenture. Les motifs géométriques et le faux appareil remplissent à peu de frais ce programme, ils sont très économes de moyen et cependant d’une grande variété : ajout d’une fleur, volute, joint simple, joint double etc.
Aussi damiers et losanges peints se développent particulièrement à partir du XIIIème siècle.

Le décor géométrique

Le décor géométrique est utilisé de trois manières : en fond de figures historiées, en accompagnement (soubassement, frises etc..) ou réalisé seul.
Regardons le décor de la chapelle : une frise souligne l’architecture, disposition courante, elle est peinte sous l’imposte.
Des losanges remplissent le reste du mur, sud et nord, on ne sait pas comment était traité le soubassement.

Le faux appareil

Le mur ouest, semble avoir porté un faux appareil à joints verticaux doubles, mais aussi d’autres motifs, devenus illisibles.
Le mur Est présente un décor différent …la baie à été bouchée par une maçonnerie.
à gauche de cette baie on voit des vestiges de fleurs, d’épis de blé, de galons …ces décors semblent être postérieurs.

Technique du chantier

Un badigeon blanc crème (chaux+eau) a été brossé sur l’ensemble des parements.
Les pigments utilisés sont l’ocre rouge et le noir.
L’ocre rouge pigment coloré par l’oxyde de fer n’est pas toujours disponible, mais c’est très facile de calciner une argile jaune pour l’obtenir.
Pour le noir, c’est le carbone le principe colorant : forme minérale : graphite, houille, mais plus vraisemblablement un pigment issu d’une combustion : os, lie de vin, corne de cerf etc. ou encore plus facile : la suie d’une cheminée. La préparation des couleurs de fait en mélangeant : pigment +chaux +eau.

Les peintres ont commencé par tracer le faux appareil et les panneaux de losanges : avec une cordelle trempé dans un badigeon ou dans le pigment en poudre. La cordelle est claquée, exactement comme nous le faisons avec un cordeau. Ils sont mal partis, les parallèles ne sont pas fiables, mais surtout, après beaucoup d’essais pour comprendre, nous pensons qu’ils n’ont pas reporté l’aplomb en bas du mur correctement, les écartements décalés produisent une déformation du losange et une ligne de motifs qui descend.

Tant qu’ils n’y avaient que des lignes, ce problème n’est pas exactement perçu, en peignant, la construction défaillante se voit immédiatement.
La frise est peinte par-dessus la première ligne de losanges; est-ce un rattrapage, en tout cas, ils ne sont pas très regardant, on observe toutes sortes de variation.

Constat d’état

Cette chapelle à dû servir à une époque récente de chais, la petite cheminée dans l’angle et la baie du mur Est bouchée, nous le suggère. Ce n’est pas idéal pour la conservation de la peinture.
Humidité, infiltration, condensation, tout à dû y passer.
Une peinture murale c’est un système adhésif et cohésif.
L’enduit est décollé du support, il présente une perte de cohésion, des manques etc…
Beaucoup de problèmes de sel; l’eau réactive le processus de carbonatation et crée un blanchiment général avec la remontée des sels (carbonates, bien sur mais aussi sulfates, nitrates, silicates)
La couche picturale est érodée, pulvérulente ou bien calcitée
Il y a des moisissures et des traces de fumées.

…la petite chapelle a surement encore beaucoup de choses à nous dire, mais notre première visite est terminée !

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photo Scarlett Bonhoure CeR Décor de la Chapelle Sainte Marguerite
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Photo Scarlett Bonhoure CeR Détail décor peint de la Chapelle Sainte Marguerite